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12/12/2016

La disparition de Mathéo pour la collecte de noël de l’immeuble

père-noël et ses lutins

père-noël et ses lutins

Saison 1, épisode 8

L’année dernière pour noël, nous avions organisé une collecte de jouets dans l’immeuble, entre voisins, pour les enfants défavorisés. La mairie avait prévu de procéder à la distribution des cadeaux collectés dans différents immeubles et chez les commerçants participants, dans la salle communale, le 23 décembre, avec le père noël en personne.

J’avais donc placé des grands bacs à l’entée de l’immeuble où parents et enfants pouvaient poser des jouets neufs ou de 2nde main, en bon état. C’est Fred, mon ami bricoleur qui se chargeait de tester les jouets avec ses enfants pour s’assurer de leur bon fonctionnement. Il les restaurait un peu si besoin, remettait des piles neuves et vérifiait qu’il ne manquait aucune pièce.

Les parents de l’immeuble qui participaient à l’opération s’étaient mis d’accord sur la version à donner aux enfants qui croyaient encore au père noël. Ils leurs avaient expliqué que les lutins du père noël viendraient récupérer les jouets quelques jours avant noël pour les remettre à neuf et les offrir à d’autres enfants qui les avaient mis sur leur liste de noël ! Jusqu’ici, tout allait bien….

Baptiste et son père, dont je vous ai déjà parlé, devaient se charger de tout emporter à la mairie dans leur utilitaire, un peu avant noël, un mercredi ! Je m’en souviens très bien car c’est le jour où le petit Mathéo Bartelli, 6 ans avait disparu !

Il était à peu près 7h35 quand Nanou, la baby-sitter de Mme Bartelli m’a téléphoné très paniquée pour me demander si je n’avais pas vu le petit Mathéo ! Elle bafouilla qu’il avait disparu dans la nuit et que personne ne savait où il était, que Mme Bartelli qui devait prendre son avion à 8h ce matin là, était prévenue et avait déjà fait demi-tour, qu’elle allait arriver d’une minute à l’autre, que la police allait arriver aussi, qu’il s’agissait d’une disparition, peut être d’un enlèvement…

La pauvre était dans tous ses états, elle pleurait et suffoquait mais je réussis à comprendre l’essentiel entre mille sanglots. Je lui proposais de monter la voir pour l’aider à se calmer car elle ne pouvait pas bouger, vu qu’elle avait les 3 frères et sœurs de Mathéo à surveiller. Je voulais en savoir plus sur cette disparition mystérieuse dans mon immeuble et organiser les recherches au plus vite! J’étais prête à rameuter tous les voisins s’il le fallait mais je ne comptais pas rester les bras croisés sachant que cet enfant était peut-être en danger et toujours dans le coin, sait-on jamais…

A 7h40, j’étais dans l’appartement de Mme Bartelli avec Nanou, à 7h45, j’avais fait le point sur la situation, prête à mener l’enquête ! Ce matin là, Mme Bartelli devait partir tôt en avion pour un déplacement professionnel et c’est Nanou, la baby-sitter qui devait s’occuper d’accompagner ses enfants à l’école.

Nanou s’est aperçue de la disparition de l’enfant à 7h30 !  Au moment de le réveiller pour l’école. Il n’était pas dans son lit… Elle a cherché partout dans l’appartement, mais n’a trouvé aucune trace de l’enfant… Elle a tout de suite appelé sa mère qui n’arrivait pas y croire. Celle-ci avait couché ses quatre enfants à 21h00 la veille et s’était, elle aussi, couchée juste après, comme elle devait se lever très tôt. Quand les deux femmes s’étaient croisées au petit matin à l’arrivée de Nanou et au départ de Mme Bartelli, elles étaient toutes les deux persuadées que Mathéo dormait tranquillement dans son lit. Ses jeunes frères et sœurs assuraient n’avoir rien vu et rien entendu dans la nuit ! Seul indice étrange, Mme Bartelli pensait avoir fermé la porte à clé la veille, comme chaque soir, et celle-ci était ouverte au matin. Sur le coup, elle s’était dit qu’elle avait simplement  du oublier de la fermer…

Je quittais l’appartement de Mme Bartelli avec la conviction que cet enfant n’était peut-être pas loin et qu’il fallait vite commencer les recherches !  J’étais donc partie chercher ma loupe et mon imperméable de détective quand je trouvai mon Baptiste planté dans le hall de l’immeuble, avec l’enfant à peine réveillé dans les bras, complètement désemparé !

A ce stade de l’histoire vous pensez donc: « Baptiste aurait donc enlevé le fils de Mme Bartelli ?! Mais pourquoi donc ? » (Oui oui, je vous aide un peu sinon, l’histoire ne finira jamais…)

Mais non, Baptiste n’a pas enlevé le fils de Mme Bartelli ! Baptiste, sommé de charger les cadeaux de la collecte de noël de l’immeuble dans l’utilitaire par son père qui devait les livrer à la salle communale, avait entendu une sorte de petit ronflement en passant dans le hall. Il avait alors  découvert le petit Mathéo endormi sous l’escalier. Il eut à peine le temps de m’expliquer tout ça, que les policiers débarquaient dans le hall de l’immeuble, suivis de Mme Bartelli. Quand elle vit son fils sain et sauf dans les bras de Baptiste, Mme Bartelli n’en finit pas de remercier le jeune-homme qui n’y comprenait toujours rien.

Sur ce, je fonçais rassurer la pauvre Nanou qui bouillait intérieurement, tentant de cacher le tsunami d’émotions qui la taraudaient, aux autres enfants de la fratrie pour ne pas les inquiéter davantage. Son soulagement fut immense quand je lui appris qu’on venait de retrouver Mathéo sans aucune égratignure dans le hall! Restait tout de même une question en suspend et pas des moindres ! Comment Mathéo avait il atterrit sous cet escalier ?

Du haut de ses 6 ans, le petit a réussi à tout expliquer aux policiers !

L’enfant s’était mis en tête de guetter les lutins du père-noël, qui devaient venir récupérer les cadeaux de la collecte, et de partir avec eux pour rencontrer le père noël. Chaque soir avant de s’endormir, il demandait à sa maman dans combien de dodos les lutins viendraient chercher les jouets du hall de l’immeuble. Sa maman, qui savait que la collecte se terminait le mercredi suivant, lui répondait naturellement sans se poser de questions… Les enfants ont souvent des interrogations étranges, elle n’en fit donc pas un cas !

Et, le jour J, Mathéo attendit que tout le monde fut couché pour s’extirper doucement de son lit, ouvrir la porte d’entrée fermée à clef, rejoindre l’ascenseur, descendre dans le hall et attendre bien sagement caché sous l’escalier l’arrivée des lutins. Il avait pris soin d’emporter son doudou, son manteau, son bonnet, son écharpe et ses moufles car « il fait froid au pays du père-noël » a-t-il dit à sa maman en lui racontant toute cette aventure!  Mais, trouvant certainement le temps long, il avait finit par s’endormir recroquevillé dans sa cachette et emmitouflé dans son manteau, serrant son doudou contre lui…

Vers 7h45 du matin, Baptiste, notre adolescent sauveur, l’a repéré sous l’escalier en train de dormir et l’a pris dans ses bras, très intrigué de le trouver là. Je suis arrivée au moment où Baptiste questionnait l’enfant pour savoir qui il était, où il habitait et qui étaient ses parents…

Depuis madame Bartelli a fait installer un verrou supplémentaire à sa porte d’entrée suffisamment haut pour que les enfants n’y aient pas accès avant quelques années de là. Et moi, j’ai chargé Fred de me faire un placard sous l’escalier dans lequel je range les décorations de noël de l’immeuble. Comme ça, il n’y a plus de cachette dans le hall et ça m’arrange bien, car ce petit coin inutile, était un nid à poussière. Au moins, maintenant il sert à quelque chose !

Cette année, on a décidé de refaire la collecte de noël entre voisins de l’immeuble, mais on ne dira pas aux enfants quelle nuit les lutins viendront récupérer les cadeaux !

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